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A PROPOS

Je m'appelle Nadia.  J'ai 47 ans (presque 48 à l'heure où je t'écris ce paragraphe).

 

Avant d'être couturière, j'ai été plein d'autres choses : j'ai travaillé dans l'hôtellerie et la restauration, puis j'ai fait une reconversion professionnelle pour devenir infirmière, j'ai travaillé surtout en psychiatrie et en addictologie.

 

Deux métiers où on apprend une chose essentielle : écouter les gens tels qu'ils sont, sans chercher à les faire rentrer dans une case.

Je n'avais jamais pensé faire de la couture mon métier.

 

Ça a commencé bien plus simplement, et bien plus concrètement : avec mes propres enfants.

Le point de départ : des étiquettes insupportables

Mes 2 garçons sont hypersensibles. Et une chose toute bête, presque invisible pour la plupart des gens, était un vrai calvaire pour eux : les étiquettes. Ils les arrachaient, systématiquement, parfois au point d'abîmer le vêtement. Ce n'était pas un caprice. C'était une vraie souffrance sensorielle, chaque jour, pour un détail que personne ne prenait au sérieux.

Alors j'ai appris à coudre. Pas pour créer une marque, juste pour résoudre ce problème-là, chez moi, pour eux.

Et petit à petit, j'ai compris que si mes enfants vivaient ça, d'autres enfants le vivaient aussi.

 

Que le vêtement n'était pas un détail secondaire dans la vie d'un enfant, mais quelque chose qui pouvait vraiment le soutenir ou, au contraire, le mettre en difficulté tous les jours.

 

Un tournant : devenir famille d'accueil

Il y a presque 5 ans, on est devenus famille d'accueil, mon mari et moi. Ça a élargi ma vision bien plus que je ne l'imaginais.

Accueillir des enfants qui ne sont pas les tiens, avec leur propre histoire, leur propre sensibilité, leurs propres besoins (certains arrivent avec des affaires abîmées ou pas à leur taille, parfois ils n'ont presque rien emporté...), ça t'apprend à regarder chaque enfant comme unique, vraiment unique, pas juste dans les mots. 

 

J'ai vu à quel point un vêtement pouvait devenir un repère pour un enfant qui traverse une période instable. Un endroit où il se sent bien, même quand le reste bouge autour de lui.

Ça a confirmé ce que je pressentais déjà avec mes fils : les vêtements comptent bien plus qu'on ne le pense.

Pourquoi Unik comme Vous

Je ne voulais pas en faire un métier, je cousais juste pour eux, pour leur faire plaisir, créer leur garde-robe rien qu'à eux, que personne d'autre n'aurait à l'école. Mais mon mari m'a poussé à envisager de passer à la commercialisation de mes créations. Mais je ne voulais surtout pas créer à la chaîne, pas de séries de vêtements, je ne voulais surtout pas ressembler à une grande enseigne d'habillement de fast fashion à petite échelle.

 

Aujourd'hui, avec Unik comme Vous, je couds chaque pièce à la main, dans mon atelier, et surtout, je la crée avec l'enfant : pas juste pour lui.

C'est pour cela que j'ai choisi de travailler ainsi. En visio, on choisit ensemble : les couleurs, les matières, les détails.

Parce qu'un enfant qui participe à ce qu'il porte, c'est un enfant à qui on dit : "Tu as le droit d'aimer ce que tu portes. Tu as le droit d'être toi."

Je continue en parallèle mon métier et ma formation pour devenir assistante familiale diplômée d'État, parce que cette part de mon métier et cette part de ma vie de famille se nourrissent l'une l'autre.

C'est la même conviction qui guide les deux : chaque enfant mérite d'être écouté et respecté dans ce qu'il est.

Unik comme Vous, ce n'est pas parti d'un business plan. C'est parti de mes fils, de leurs étiquettes arrachées, et de tout ce que j'ai appris depuis, en accueillant d'autres enfants chez moi.

C'est cette histoire-là que je couds, une pièce à la fois.

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